Hystérectomie

Hystérectomie : qu’est-ce que c’est et pourquoi la pratiquer ?

L’hystérectomie est une intervention chirurgicale visant à retirer tout, ou une partie de l’utérus et quelques fois les ovaires et les trompes de Fallope en plus. Étant donné le rôle important de l’utérus au sein du corps de la femme, cette opération est réalisée dans des conditions spécifiques et après une longue réflexion. Suivez ce guide où nous nous efforçons de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser concernant cette intervention chirurgicale.

Qu’est-ce qu’une hystérectomie ?

L’hystérectomie est une ablation chirurgicale de l’utérus. Cet organe servant à recueillir l’embryon, puis le fœtus est également à l’origine des saignements des règles. En fonction du cas rencontré, mais aussi de l’âge de la patiente, il y aura différents types d’hystérectomie possibles :

  • Subtotale : le corps de l’utérus est retiré, mais pas le col.
  • Totale : le corps ainsi que le col de l’utérus sont retirés.
  • Totale avec salpingoovariectomie : le corps et le col de l’utérus sont enlevés, mais aussi les ovaires et les trompes de Fallope. Il s’agira donc d’une hystérectomie avec annexectomie.
  • Radicale : dans ce cas précis, en plus d’une hystérectomie totale va s’ajouter une ablation du tiers supérieur du vagin et des ganglions lymphatiques pelviens.

Pourquoi pratiquer une hystérectomie ?

Il existe plusieurs motifs et pathologies qui peuvent conduire à la décision d’une ablation totale ou non de l’utérus.

Les fibromes

Passé 40 ans, ces masses bénignes et hormonodépendantes vont avoir tendance à se développer au niveau de la paroi de l’utérus. Dans la plupart des cas, ces fibromes n’entraînent aucun trouble. Cependant, il en existe certains, en général les sous-muqueux, pouvant être à l’origine de pesanteur dans le bas ventre, de douleurs lors de relations sexuelles et de règles hémorragiques.

S’il n’est pas possible de retirer uniquement les fibromes, l’hystérectomie pourra être proposée à la patiente si elle ne souhaite plus ou pas d’enfants.

L’endométriose

Cette maladie va causer la prolifération de tissu utérin, l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Si l’endomètre se développe sur le muscle utérin, on parlera alors d’adénomyose. Dans les deux cas, cette maladie entraîne de fortes douleurs, notamment lors des règles ou des rapports sexuels.

L’ablation de l’utérus pourra être proposée à la patiente si les douleurs sont trop fortes et impactent son quotidien, si les traitements ne sont plus efficaces, ou encore, si elle ne souhaite pas ou plus avoir d’enfants.

Le prolapsus utérin

Le prolapsus, plus communément appelé une « descente d’organes », peut-être dû à l’âge ainsi qu’à des grossesses à répétitions. Lorsque le prolapsus est trop avancé, ou encore s’il procure une gêne trop importante à la patiente, une hystérectomie sera envisagée.

Les cancers gynécologiques

Dans le cas d’un cancer de l’utérus, ce dernier est systématiquement retiré. Cela peut également être nécessaire si la patiente souffre d’un cancer du col de l’utérus, des ovaires, ou encore des trompes utérines en fonction de la gravité de celui-ci.

Les complications lors d’un accouchement

En cas d’échec pour stopper une hémorragie lors de l’accouchement, une hystérectomie d’hémonotase peut alors être pratiquée. Cette intervention reste cependant plutôt rare.

Comment se passe une hystérectomie par coelioscopie ?

L’hystérectomie par coelioscopie est peu invasive. En effet, contrairement à la méthode par laparotomie réservée aux plus gros utérus et pratiquée en voie haute, la coelioscopie est faite en voie basse.

De petites incisions vont être effectuées au niveau de l’abdomen afin d’insuffler du gaz CO2 dans la cavité abdominale. Ainsi, le chirurgien aura l’espace nécessaire pour introduire ses instruments de manière peu invasive.

Pour une méthode encore moins invasive, nous vous recommandons l’approche Low Impact Laparoscopy. Contrairement à la laparoscopie traditionnelle, avec la Low Impact Laparoscopy, votre médecin gonfle doucement votre abdomen en utilisant moins de pression et opère avec des instruments beaucoup plus petits à travers 2 à 3 micro-incisions qui ne nécessitent pas de points de suture et une incision standard.

Hystérectomie : la convalescence

Juste après une hystérectomie par coelioscopie, une sonde urinaire ainsi qu’une perfusion intraveineuse seront mises en place pendant une durée variable en fonction de votre cas. Des antalgiques puissants seront administrés par voies intraveineuses puis par voie orale afin de vous éviter des douleurs postopératoires.

Des injections d’anticoagulants vous seront également administrées afin d’éviter une phlébite. Il sera possible de vous lever en général dès le lendemain suivant l’intervention. En ce qui concerne l’hospitalisation, elle durera en moyenne de 2 à 6 jours. Une alimentation normale pourra être reprise également au lendemain de l’intervention.

Les jours suivant l’hystérectomie, durant la convalescence, il peut y avoir des saignements vaginaux ce qui sera normal. En fonction du type d’ablation de l’utérus pratiqué, un arrêt de travail de 2 à 4 semaines sera prescrit. Pendant la convalescence suivant l’hystérectomie, il est important de proscrire les activités sportives intensives, les rapports sexuels, les tampons et les bains afin d’éviter toute complication.

Enfin, si l’hystérectomie entraîne l’arrêt des règles, elle n’est cependant pas forcément signe de ménopause. Si les ovaires ont été préservés, il n’y aura donc aucun symptôme de ménopause. Cependant, la pratique d’une hystérectomie avec salpingoovariectomie ou d’une hystérectomie radicale  entraînent une ménopause dite chirurgicale. Des traitements pourront être prescrits pour éviter les troubles hormonaux dus à ce changement.

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